Pourquoi le PS n'a-t-il toujours pas de secrétaire national aux DOM-TOM ?
Mediapart et L'Express permettent de comprendre cette anomalie en une période aussi sensible, marquée par la vague de mécontentement qui submerge les Antilles françaises et
commence à gagner la Guyane et la Réunion.
La direction du PS a eu du mal, d'abord, à trouver un volontaire. Christian Paul, ancien secrétaire d'Etat à l'Outre mer, aurait réussi à convaincre Christophe Caresche. « Mais, selon L'Express, patratas ! Crise sociale oblige, le sujet est devenu médiatiquement porteur. Et les vocations se sont multipliées... Ségolène Royal s'est dit prête à plancher sur les Dom-Tom. »
Vincent Peillon s'est alors opposé à la nomination de C. Caresche, le qualifiant dans Le Figaro de "Besson du PS". »
Du coup, Christophe Caresche a adressé une lettre à Peillon, datée du 10 février :
Cher Vincent,
J'ai été très surpris que tu puisses, dans Le Figaro du 10 février, me qualifier « d'Eric Besson du PS » (...)
Dois-je comprendre que le fait d'accepter de participer à la direction du Parti, alors que j'avais soutenu une autre candidate que Martine Aubry durant le Congrès, serait comparable au ralliement d'Eric Besson à Nicolas Sarkozy et à l'UMP ? Si tel est le cas, ce n'est enviable ni pour moi, ni pour Martine Aubry !
Cette comparaison serait risible et ne mériterait pas de s'y attarder si elle n'était révélatrice d'un état d'esprit clanique qui nous a collectivement déjà beaucoup affaibli. Je suis, pour ma part, convaincu que le sectarisme et l'esprit de chapelle doivent être combattus dans le Parti si nous voulons restaurer les conditions de sa réussite. Et je sais gré à Martine Aubry de vouloir entreprendre cette tâche avec l'ensemble des composantes du Parti et, si j'ai bien compris, avec toi même.
De la même manière, j'ai toujours apprécié chez Ségolène Royal son indépendance à l'égard des appareils, quels qu'ils soient.
Ce n'est pas avec des comportements « boutiquiers » que nous ferons face aux immenses problèmes que connaît notre pays. S'agissant de l'outre-mer, particulièrement, il n'aura échappé à personne qu'une grave crise secoue la Guadeloupe actuellement. Il serait incompréhensible que la seule question qui intéresse certains dirigeants du Parti socialiste est de savoir à quelle chapelle doit appartenir son responsable à l'outre-mer.
Qui affirmait haut et fort qu'il fallait changer les pratiques et les comportements dans le PS ? Et retrouver, en faisant appel à toutes les compétences, le sens de la fraternité ?
La direction du PS a eu du mal, d'abord, à trouver un volontaire. Christian Paul, ancien secrétaire d'Etat à l'Outre mer, aurait réussi à convaincre Christophe Caresche. « Mais, selon L'Express, patratas ! Crise sociale oblige, le sujet est devenu médiatiquement porteur. Et les vocations se sont multipliées... Ségolène Royal s'est dit prête à plancher sur les Dom-Tom. »
Vincent Peillon s'est alors opposé à la nomination de C. Caresche, le qualifiant dans Le Figaro de "Besson du PS". »
Du coup, Christophe Caresche a adressé une lettre à Peillon, datée du 10 février :
Cher Vincent,
J'ai été très surpris que tu puisses, dans Le Figaro du 10 février, me qualifier « d'Eric Besson du PS » (...)
Dois-je comprendre que le fait d'accepter de participer à la direction du Parti, alors que j'avais soutenu une autre candidate que Martine Aubry durant le Congrès, serait comparable au ralliement d'Eric Besson à Nicolas Sarkozy et à l'UMP ? Si tel est le cas, ce n'est enviable ni pour moi, ni pour Martine Aubry !
Cette comparaison serait risible et ne mériterait pas de s'y attarder si elle n'était révélatrice d'un état d'esprit clanique qui nous a collectivement déjà beaucoup affaibli. Je suis, pour ma part, convaincu que le sectarisme et l'esprit de chapelle doivent être combattus dans le Parti si nous voulons restaurer les conditions de sa réussite. Et je sais gré à Martine Aubry de vouloir entreprendre cette tâche avec l'ensemble des composantes du Parti et, si j'ai bien compris, avec toi même.
De la même manière, j'ai toujours apprécié chez Ségolène Royal son indépendance à l'égard des appareils, quels qu'ils soient.
Ce n'est pas avec des comportements « boutiquiers » que nous ferons face aux immenses problèmes que connaît notre pays. S'agissant de l'outre-mer, particulièrement, il n'aura échappé à personne qu'une grave crise secoue la Guadeloupe actuellement. Il serait incompréhensible que la seule question qui intéresse certains dirigeants du Parti socialiste est de savoir à quelle chapelle doit appartenir son responsable à l'outre-mer.
Qui affirmait haut et fort qu'il fallait changer les pratiques et les comportements dans le PS ? Et retrouver, en faisant appel à toutes les compétences, le sens de la fraternité ?
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